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L’objectif de ce site est de présenter ce que j’appelle la scybernéthique comme un ensemble d’idées cohérent autour de la façon dont nous pensons, vivons et utilisons les technologies.
Ce travail est né à l’interface entre les sciences cognitives, les technologies informatiques “intelligentes”, les techniques de travail sur l’esprit (méditation, introspection, pratiques réflexives, etc.) et l’art de concevoir des modèles complexes.
La scybernéthique peut se comprendre comme une forme de rationalité enactive : une manière de penser qui part de l’expérience vécue, du corps et de la participation active au savoir scientifique.
Elle fait circuler ensemble des dimensions théoriques, pratiques, culturelles, expérientielles, et même existentielles. La scybernéthique est aussi une esthétique de soi : une façon de se façonner soi‑même, en s’appuyant sur ces outils et ces savoirs.
La scybernéthique est une pratique et une réflexion de “second ordre” : elle ne s’intéresse pas seulement aux systèmes, mais aussi à la manière dont l’observateur-acteur (chacun de nous) regarde, comprend, transforme ces systèmes.
Autrement dit, elle vise une rationalité de second ordre, à la fois interprétative (herméneutique) et exploratoire (heuristique), qui articule :
- un point de vue de première personne, subjectif mais discipliné,
- avec la perspective scientifique de troisième personne, plus objective,
- en lien étroit avec les technologies numériques cognitives.
On peut voir la scybernéthique comme une sorte d’outil de rétro‑ingénierie et d’auto‑piratage éthique de l’esprit : utiliser les sciences et technologies de la cognition pour mieux comprendre le monde et se comprendre soi‑même.
C’est à la fois un geste très concret (dans nos pratiques quotidiennes) et un geste tourné vers l’avenir, une “somaesthétique de soi” qui s’engage dans une mise en sens participative en direction d’une future Société de la connaissance (“Knowing and Enlivening Society”).
En résumé : la scybernéthique est un style heuristique de modélisation de la cognition qui fait des allers‑retours interprétatifs entre :
- la culture techno‑scientifique classique, centrée sur un point de vue uniquement en troisième personne,
- et une perspective en première personne, disciplinée, centrée sur le sens et la compréhension.
Elle s’attaque à la zone grise entre les techno‑sciences institutionnelles de la cognition et l’expérience humaine créative, incarnée et située (“énaction”), en proposant des “techno‑sciences cognitives” capables de se réfléchir elles‑mêmes.

Pistes pour aller plus loin :
- Lire l’article central sur la scybernéthique, avec résumé structuré et TL;DR.
- Consulter le contexte et l’histoire du projet ainsi que mes projets futurs.
- Découvrir qui je suis via ma courte bio.
Articles, ressources et expérimentations
- Parcourir le blog pour des développements plus récents.
- Lire un article clé de Varela pour comprendre trois grands paradigmes des sciences cognitives.
- Explorer un début d’application pratique de la scybernéthique.
La “vraie” application est peut‑être surtout mon propre processus d’individuation, que l’on peut suivre à travers mes fils sur les réseaux sociaux (Bluesky, Mastodon, Twitter/X).
Contribution, retours et matériaux
Bonne lecture ! Puissent ces matériaux nourrir votre propre démarche vers un futur² plus hospitalier pour les humains.
Un dépôt GitHub dédié rassemble de nombreux matériaux scybernéthiques (schémas, textes, fils, etc.), utiles notamment pour des approches LLM et IA agentiques de ce cadre à la fois cohérent et complexe.
Vos retours, sur le fond comme sur la forme, sont les bienvenus.
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